lundi 7 mai 2012

Vu(e) sur un mur

Un mur à visage humain
avec le nez entre les deux yeux
à moins que ce ne soit une pomme
(de discorde ?)
ou un symbole pour demander aux passants
de ne pas faire de bruit
ou encore une horloge schématisée
si ce n'est un graphe inachevé...

quoi qu'il en soit,
ça intrigue
et ça fait marcher 
l'imagination

dimanche 6 mai 2012

Les murs ont la parole (45)

Certaines personnes
doivent être tellement dépendantes aux réseaux sociaux
pour transposer leurs murs sur les vrais
et y laisser leur trace interactive
comme cette petite question
dont le sujet est fondamental 
dans cette ville
qui a pour réputation 
d'être d'amusement et de plaisir
...

samedi 5 mai 2012

Le Chien au Beau Regard

 L'art funéraire
quelque fois s'amuse
ou amuse les visiteurs des cimetières
comme ce chien 
qui plonge son regard de pierre
sur le nom de ses maîtres
qui avaient (faut-il croire)
un Beau Regard...

vendredi 4 mai 2012

Le Rêveur de l'Arsenal

La statue d'Arthur Rimbaud
ne manque pas de poésie
retraçant un portrait fidèle
de ce que fut cet étonnant voyageur
entre rêve(s) et réalité(s)

jeudi 3 mai 2012

Le Jeu du Jeudi (97)

 Place de la Sorbonne,
un peu sur le côté,
on peut voir la Statue honorant Auguste Comte

La question du jeu du Jeudi
porte sur ce monument :

pourquoi cette statue est positionnée ainsi ?
  1. Parce qu'elle aurait gâché la perspective si elle était plus centrée sur la place ?
  2. par désaccord d'idée entre Auguste Comte et l'Université de la Sorbonne ?
  3. par souhait de la famille Comte ?
  4. pour que le regard d'Auguste Comte soit porté sur son ancien appartement ?
  5. parce que c'est précisément à cet endroit qu'il est mort ?
Réponse la semaine prochaine
 Solution de la semaine dernière
Lorsqu'on a creusé le Boulevard Saint Michel, on a exhumé les tombes d'un cimetière qui furent transférées par la suite aux catacombes de Paris et remarqué que bon nombre de squelettes étaient courbés, tordus ou difformes... tout ça parce qu'au temps du roi Henri IV, un homme portait une corne sur son front... Pour cacher son excroissance, on lui fit un chapeau mais cela ne l’empêchait pas d'être raillé par les foules... un marquis, choqué qu'il ne se découvrit pas à son passage fut par la suite intrigué (comme beaucoup) par cette corne et envoya le pauvre François Trouillac (c'est le nom de l'infortuné) au roi Henri... 
Le roi confia le sort de Trouillac à un de ses valets. Lequel l'exposait de temps à autre sur le Pont Neuf quand ce n'était pas de foire en foire... ses humiliations conduisirent le pauvre Trouillac à la mort et il fut enterré dans ce cimetière avec pour épitaphe ce quatrain : 
Dans un petit enclos à part,
 Gît un très singulier cornard,
   Car il l'était sans avoir femme,
         Passants, priez Dieu pour son âme
Puis, par solidarité de celui qui fut la risée des Parisiens, Tous les estropiés et les bossus de la Capitale demandèrent à reposer à côté de l'homme à la corne. il ne reste aujourd'hui du cimetière que quelques arcades et gargouilles dans les caves de la librairie qui a pris place sur ce lieu.

mercredi 2 mai 2012

cachez ces graffiti que je ne saurais voir

Parfois
et on peut le comprendre
certains tags ou graphes
dérangent
et sont effacés
de manière plus ou moins grossière
le problème est double :
d'abord la distinction
entre dégradation et arts de la rue
est mince et souvent subjective
et d'autre part
parfois ce qui est effacé
est mis en valeur par
ce qui devrait au contraire l'effacer
mais bon,
les services de nettoyage des murs
ont peut-être des artistes dans leurs rangs ?

mardi 1 mai 2012

Voyage temporel dans la rue Saint Jacques

 Une des plus anciennes rue de Paris (celle dont se servirent les romains pour tracer leur axe Nord-Sud) et qui servit de longues années (même encore aujourd'hui bien que ce soit moins visible) de chemin aux pèlerins qui quittaient Notre-Dame pour rejoindre Saint Jacques de Compostelle, voila pourquoi cet axe s'appelle la rue Saint Jacques. au fond, l'église était la première étape possible (elle porte d'ailleurs le nom du Saint de la rue) avant de sortir de la ville (c'était avant que les limites aient été reculées deux ou trois fois... jusqu'au périphérique actuel) 

En parcourant cette rue on remonte donc l'histoire et les immeubles des différentes époques vous rappelleront chacune de ses périodes par leur style et leur architectures... c'est un petit voyage dans le temps que je savoure à chaque fois que je l'emprunte...